mardi 30 décembre 2008

Maux de mots sans de sang


Tu as saigné tous mes mots
Tu les as broyés jusqu'aux os
Je me sens comme un mégot
Que l'on jette dans un dalot.

Tu m'as interdit le démonstratif
Privé de l'imparfait du subjonctif
J'ai en le verbe pour le moins émotif
À ne conjuguer qu'en mode gérondif.

Même si ce n'était impératif
Tu m'as émasculé l'adjectif
En dépouillant mes superlatifs
Mes mots sont devenus chétifs.

Tu as cassé les reins aux prénoms
Massacré au vif mon armée de noms
Tout juste permis le Oui et le Non
En me vidant du moindre pronom.

Mes mots étaient bout-en-train
Avant que tu leur casses les reins
Tu trouvais qu'ils faisaient du train
en se tenant la main dans un quatrain.

Que me restera-t-il de substantif
Pour m'éviter de n'être que relatif
Mon vocabulaire restera à ta merci
Si tant est qu'il retrouve sa graphie.

Alors, je hurle et je crie à l'infini
Je dis que tu ne m'as pas tout pris
Je garde cette petite partie de moi
qui est plus grande que tout toi.

mercredi 17 décembre 2008

Aventure de culture


Depuis le début des temps
l'Histoire s'écrivit en sang
En ne comptant pas ses ans
elle cicatriserait tout autant

L'Histoire sera tant et tant
comme un signe des temps
dans ses rides éternellement
et dans les yeux des enfants

Sinon que nous reste-il
des foutus ainsi-soit-Il
que l'on prononçe en file
en se rêvant sur une île?

L'Histoire a des vergetures
c'est une sorte de signature
témoignant combien dures
peuvent être les cultures.

samedi 6 décembre 2008

Propriétaire terrien de rien


Encalminé en plein centre de rien
J’aurais voulu en être le jardinier
Être sous terre, sans de propriétaires
Et avoir la mer, comme cours arrière.

Alors, je deviendrais un sédentaire
Qui laboure en ensemençant la terre
J’aurais tout l’air du vrai prolétaire
Qui a eu raison de vos mercenaires.

N’ayant plus rien à voir avec ceux d’hier
Je serai à l’abri de vos crises financières
Et de vos foutus décrets. Et de vos sales guéguerres
Je ne suis qu'un solitaire qui n'a plus à être solidaire !

Tôt, mon jardin ressemblera à une mer
Qui ne sait plus des baleines que faire
Un gitan pigera dans ses fruits amers
Alors je la protégerai d’une grille en fer.

Je redeviendrai propriétaire de ma terre
Je lèverai une armée et partirai en guerre
Et s’il le faut, je contaminerai tout l’air
Et empoissonnerai les poissons des mers.

Et lorsque je serai enfin seul
Et que j’aurai la sale gueule
Je ne serai plus qu'un grabataire
N’ayant rien, rien laissé derrière.

samedi 29 novembre 2008

Les BBM



Le bonheur est à 4 heures
Et à l’auditeur au ¼ d’heure
C’est encore drôle, non
Avec à l’appareil, Lise Dion ?

La part de marché de ce qui aime
Prend le bord de Rythme FM
Même si la première chaîne
N’est pas vraiment à la traîne.

Mais puisqu’il faut se lever
Tôt, si tu habites la Cité
C’est bien meilleur le matin
Ne dira pas Patricia Paquin !

Puis des week-ends à Mario
Il n’y a que les midis de Véro
Mais pour le propos en anglo
Il ya le Mark Bergman show.

Tout le monde debout
Nous chantonne Mitsou
Et Maisonneuve en direct
Qui ne sucre pas le bec.

Julie Bélanger aurait signé un bail
Ça lui prend du rythme, au travail
Allez, tout le monde debout
Paul Houde est parmi nous.

lundi 24 novembre 2008

Au milieu de nulle part


Un rien de tes reins
Un brin des miens
C’est tellement bien
Surtout entre les tiens

Battements de cœur
Me font parfois peur
Les cœurs à l’heure
Sont jamais sœurs

Je veux tenir ta main
S’il y a des lendemains
Et là, ce sera le pied
Si l’éternité me sied

Si tu veux fermer les yeux
Les couvrir de tes cheveux
Je m'enliserais bien
Au creux de tes seins.

dimanche 23 novembre 2008

Taire pour plaire


Tu vas tout savoir
Jusqu’à m'en vouloir
Et tout voir en noir

La vérité est une arme
Qui endeuille et désarme
Et laisse place aux larmes

Privé de tout mystère
Ne reste que l'austère
Et quelques prières

On finira par regretter
Ces secrets ébruités
Devant l’âme esseulée

samedi 8 novembre 2008

Ma radioville à moi











À la radio
Faut pas être faux
Quand tu parles au public
Ta chaise est électrique

Je me souviens du cabaret
du soir qui penche
Mais j’entends encore Monique Giroux
qui en chante

Y'a Lucien Francoeur
qui a fait le drive
Et combien d’autres
qui ont donné du rêve

En jolies chansons
Lors d’un radiothon
Entre Louis Martin
Et la Judith Jasmin

La radio sans un mot
en partageant un pot
La radio avec des mots
C'est beau. C'est chaud

Au boulot
Avec Josélito
Avec Bécaud
Sur le réchaud

Y'a la radio
à la Cogéco
Avec ou sans rétro

Du chef Nagano
A Mano Negro
En passant par Brel
Et tant de donzelles

À l’heure des infos
Avec Archambault
La radio change d'habit
Et le ton change aussi

Y'a la radio
des sopranos
« la classico »

À la Jean-Pierre Coallier
Ou comme Edgar Fruitier
À radio Ville-Marie
ou avec Guy Aubry

Sur ma radio
Entre Jacques Camirand
Et Jacques Languirand

Y’a des fendants à la Arthur et Arcand
Y'a Champagne, gros-Jean comme devant
Et tout un tas de chroniqueurs
qui se déplacent d'un poste à l'heure

À la radio
De CKAC à CBF
De CKRS à CHEF

Il reste des nostalgiques
des amateurs de musique
Ceux-là s'ennuient de Ti-Polo Vincent
qui a fait danser tant d'adolescents

À la radio
C’est rigolo
Des justiciers masqués
Aux humoristes qui ont casqué

Y’en a un méchant lot
Qui ont touché gros lot
Mais Béliveau a planté de travers
avec son Le monde est à l'envers

Sans oublier la famille Proulx
Jacques, et Gilles un peu fou
Caroline souvent, maintenant et partout
Et les bonnes années d’Huguette Proulx...

mercredi 5 novembre 2008

Bonbon

Soir de mes soirs
soir après soir
Je ne sais pas trop.
Tout est trop.

Trop blanc. Ou trop noir.
C'est mi-figue, mi-tendre.
Tendre comme dans prendre.
Figue parce que c'est big.

Sucré comme les blés mûrs dans le pré.
Et comme dans tout ce que l'on a créé.
Une jolie figue
sans la fatigue.

Tendre à en reprendre
Tout épicé de coriandre
et cette correspondance
qui nourrissait la panse.

J'ai le cerveau qui fuit
au milieu de ta nuit.
Je suis cuit.

Mais c'est bon.
Comme du bonbon.

samedi 25 octobre 2008

Le tour à Guy

Pour ton anniversaire
je te souhaite les partenaires
un peu binaire, aucun polaire
seulement des gens
pleins de dents
de jolis moments
Et de gentils instants
à tout bout de champ
mon grand.

samedi 11 octobre 2008

Une question! Quelle question?

Le chef de l'Opposition
Ne saisit pas la question?
Mais depuis quand
Cela est important?

Que ce soit en anglais
Ou en bien en français
Il faut de la tolérance
Et un propos qui balance.

Et j'ai toujours cru
Que tous nos élus
Peu importe le point d'interrogation
Se foutaient pas mal des questions!

Leur réponse est déjà programmée
Bien apprise par coeur et déclamée
L'important: ne pas perdre la face
Et être un tant soit peu perspicace.

On en est probablement là
Minimalement jusque là
Le nez en plein dedans
Pour un bon bout de temps.

Alors, pour les questions ils repasseront
le temps que nous les petits tâcherons
on finisse par se poser l'ultime question:
Pourquoi nous faut-il autant d'élections?

mardi 7 octobre 2008

Dernier round

Entre les up et les down
Il y a le pour, les contres
Et ceux que l’on affronte
Tout nu, pound by pound

Après un douze rounds
Amochés, mais debout
Ils diront: je m’en fous
Six pieds on the ground

lundi 29 septembre 2008

60e anniversaire de mariage

Pour leur soixantième
en joie et sans peine
On leur dit: sans vous
Il n'y a pas de nous...

jeudi 18 septembre 2008

Parapolitique olympique


Devant tant de résultats,
le Canada ne doit-il pas
seulement bien financer
les athlètes handicapés?

vendredi 12 septembre 2008

Pater Nos Terres

Très chère à l'air
Prenant du temps
Avec Soleil levant
Pour être de l’ère

Récite une prière
Après et pendant
Pour que devant
Devienne derrière

Ainsi, bien en chair
Exposée longtemps
Avec entrebâillement
Tu es le salut de l'être

mercredi 10 septembre 2008

Expiation

Je m'enlise dans votre complaisance
Oui, j'expie, ma tendre amie
Mais je n'expire pas de la vie
Il me reste un trop plein de souffrance!

dimanche 7 septembre 2008

On en a jusque-là











On en a jusqu’au quatorze octobre
Ça sera très difficile de rester sobre
Trente-huit longs jours de boulimie
Pour nous faire oublier leur gabegie

À la télévision ou dans les journaux
On montrera les rigolos, les zigotos
Et leur binette sur tous nos poteaux
Me donne le goût de prendre un pot

Des conservateurs pas progressistes
Feront la lutte à un tas de bloquistes
Et les libéraux qui jouent aux écolos
En faisant de grands ronds dans l’eau

Il y en aura d’autres dans la course
Pour nous mettre l'eau à la bourse
Des démocrates et autres marginaux
Qui nous laissent la peau sans les os

Finement dressés et marchant au pas
Dans ce marathon autour du Canada
Ils promettront tout pour nous plaire
Et nous ne pourrons pas les faire taire

Ils vident nos poches avec les impôts
Ils taxent les petits autant que les gros
Ils se trouvent intéressants et beaux
Et nous on embarque dans ce bateau.

jeudi 28 août 2008

Michel Vastel (1940-2008)


Très cher Vastel
tout, sauf Untel

Tu ne faisais pas toujours
dans la dentelle
mais presque à chaque jour
tu mordais en elle
L'information, on s'entend
Tu t'abreuvais dedans
adroitement, mais férocement
Et pas seulement par moment

J'aurais préféré le dire avant
Je t'aimais bien pourtant
Mes mots ne sont pas suffisants
pour souligner tout ton talent

Tu connaissais le numéro
de tout plein de zigotos
des Zoro, des Quasimodo
et ceux dont tu as eu la peau

Entre les clopes et le pastis
tu pissais tant et tant de copie
que les autres crevaient d'envie
devant tes scoops, même les petits

Tu causas plein de rififi
d'Ottawa à Chicoutimi
de Bourassa à Nathalie
avec tout plein d'inédits

Partagé entre l'Actualité
et la sauvegarde de ta probité
Entre Le Soleil et ton Devoir
t'en pris un dernier pour le soir

Trop longue ta bibliographie
Tu n'écriras pas ta biographie
Mais on s'en souviendra
Que tu as déjà été très là.

lundi 25 août 2008

Le loup









En écoutant Jean Leloup
j'ai ressenti tout un coup!
Je me dis: ça ne se peut pas
c'gars-là saute des repas.

Sa tête a pris trop de vitamines
Sa guitare fait trop de rimes
Sa dégaine ne paie pas de mine
C'est sûrement pas lui qui frime.

Son talent est trop immense
Une panse faite pour la danse
Son haleine est un peu rance
Un peu plus, on perd le sens.

Il écrit ses propres chansons
Tu vois que c'est pas un con
Il joue lui-même sa musique
et c'est pas un deux de pique.

Que ce soit Leloup ou Leclerc
Les deux ont l'air d'faire la paire
John The Dead Wolf, le bipolaire
un binaire pas du tout ordinaire.

jeudi 21 août 2008

Q.I.


Ma voisine est atomique
elle mérite bien ce qualificatif
Avec elle, tout est très éducatif
et celui qui s'y frotte, si pique.

Pour démontrer son jugement
elle peintura tout un plancher
Et comme il pleuvait joliment
celui-ci ne pouvait s'assécher.










Après qu'elle eût rafraîchi le patio
son mari, pas vraiment fringuant
changeât les lattes pourries d'eau...
Pas très facile à suivre, ce manant!

Dois-je vraiment leur dire
qu'avant d'appliquer la peinture
pour éviter de faire rire
on change d'abord la structure?

lundi 11 août 2008

Mégane aux pieds longs

Elle est enfin là, avec nous
La Mégane aux pieds longs
Elle arriva juste avant août
Avec son goût de bonbon.

Venue au monde le matin
mais belle comme la nuit
Cette fille au si joli teint
Pour nous n’a pas de prix.
Avec ses lèvres si, si pleines
Déjà, elle s’agrippe à la vie
Pourtant si petite et si saine
On l’aime tant. C’est permis?

mercredi 30 juillet 2008

Anniversaire


Ton anniversaire déverse son trop plein de juillet

Sur ma page blanche et mon clavier bien replet

C'est une invitation à ne pas taire ce jour de fête

Alors, nous ne ménagerons ni l’homme ni la bête !

dimanche 27 juillet 2008

Bas de soie



Gainées de soie comme il se doit
Ou toutes nues et levées en l'air
Les jambes longues, et bien quoi
normal qu'on veuille se les faire.

Rouge à lèvres

Yeux grands ouverts, très bleus
apprécient les BOUCHES vermeilles
dont les lèvres aux plis si SOYEUX
laissent PENAUDS, vieux et vieilles

jeudi 24 juillet 2008

Léo Ferré

« Ce n'est pas le rince-doigts
qui fait les mains propres
ni le baisemain
qui fait la tendresse. »

mercredi 23 juillet 2008

C'est le pied

Qu'il s'agisse du gauche ou du droit,
nous en avons deux comme il se doit.

Parfois si lourds et maladroits
ou bien très ronds quand tu bois.


Ils peuvent être trop petits ou longs,
équins, ils se prêteront à l'équitation.
Tant qu'ils n'ont aucune malformation
ils te serviront de solides fondations.

S'ils sont plats, on te refusera une carrière militaire
tout ça pour un affaissement de la voûte plantaire.

Fatigués, il faudra les déchausser
et les masser s'ils sont trop enflés.

Bottés, lacés ou découverts,
attachés ou les orteils à l'air,
aux ongles longs
ou seulement mignons,
tant qu'ils ne sont pas délicats
nous en faisons peu de cas.

Bien ancrés dans la réalité,
bien serrés dans l'étrier,
ils ne pourront ni se dérober,
ni s'enfarger dans le marchepied.

Si tu passes pour un va-nu-pieds
et qu'on te livre pieds et poings liés
ne mets pas tes quatre fers en l'air
et garde les pieds bien sur terre.

S'ils sont chaussés dans la même bottine
une seule empreinte ils impriment.

Tant pis s'ils sont varus,
ils auraient pu être valgus.

Et si jamais un malotru
leur pilait dessus
préférerais-tu
t'en faire mettre un au cul?

dimanche 20 juillet 2008

lundi 14 juillet 2008

N'importe quoi

Y'en a qui disent n'importe quoi
Ils sont trop nombreux parfois
mais ils jacassent un million de fois
plus vite que deux plus un font trois

Des Américains qui ne savent pas
que parmi leur voisin, y'a le Canada
Et que dire des Canadiens; il y en a
qui connaissent rien des Québécois

Y'en a qui disent tout à la fois
qui confondent à hue et à dia
se demandant si Barrack Obama
c'est pas un shack en Alabama

Des Israéliens qui ne réalisent pas
que la Palestine n'est pas que ça
et des islamistes qui poussent là
en rêvant d'une sioniste diaspora

Y'en a qui s'expriment pas bien
Des chauvins qui ne savent rien
et d'autres qui jouent les divas
comme si on avait besoin de ça.

Des blancs gavés à tous les repas
Un extrémiste qui marche au pas
Des Africains qui crèvent de faim
Et des enfants qui rêvent de pain

Y'en a qui ne savent presque rien
même diplômés y sont pas malins
croyant qu'il suffit de l'agent Glad
pour mettre fin à ce foutu Djihad

Des mercenaires qui tuent en vain
tout ce qui ressemble à un humain
Et l'ONU qui n'fait rien, rien de bien
Et nous qui regardons loin, loin, loin

Oui, y'en a qui disent n'importe quoi
on se demande encore bien pourquoi
Qui se lèvera pour y mettre un holà
Ce quelqu'un là serait-ce toi et moi?

dimanche 6 juillet 2008

La couleur de la margarine

Ne me dites pas que ce même foutu débat nous allons revivre... Soyons sérieux, monsieur. On nous a déjà présenté pour de bon ce mauvais feuilleton. Il a duré des mois et des mois, bien alimenté par la puissante UPA.
Alors, faut vraiment avoir un esprit de bottine pour vouloir débattre encore la couleur de la margarine!!!

En l'année 1987, nous avions une défaite; le menu au feuilleton de notre digne Assemblée nationale n'avait que ce plat de con comme gueuleton. Nos députés désoeuvrés n'avaient rien de plus élémentaire à faire que modifier la Loi des produits alimentaires.

Et tant qu'à y être, on y a mis notre savoir faire. Pour être réglementaire, notre margarine ne doit plus plaire. Elle ne peut - Quel sacrilège!- prendre la couleur du beurre. Nos représentants au Parlement ont statué, sans rigoler, que cette pâle imitation du beurre ne doit pas être, sous peine de pénalité, « d'une couleur de plus d'un degré et six dixièmes de jaune ou de jaune et de rouge combinés; ni de moins de dix degrés et cinq dixièmes de jaune ou de jaune et de rouge combinés ». C'est le mot pour mot de ce que dicte la réglementation de notre députation.

Mieux encore, pour s'assurer que la couleur de la margarine ne ressemble pas à celle de la farine, le gouvernement impose une échelle de mesure mais pas n'importe laquelle. Il faut prendre le colorimètre de la firme Lovibon pour vérifier si ce tas de graisse a bien le bon ton...

Le débat d'antan sur la couleur du beurre et de la margarine cachait bien quelques surprimes. Rien de moins qu'une escalade devant les tribunaux. Et, ne reculant devant rien, on eut même recours à la Cour Suprême pour trancher ce débat extrême!

Si les investissements immobiliers de l'UQAM avaient été aussi surveillés que la couleur de la margarine, ce modèle universitaire et son bilan financier seraient-ils moins sur la déprime? Et pourquoi ne pas imposer l'équivalent d'un colorimètre Lovibon pour aider le projet du CHUM de se sortir de la stagnation en l'aidant à grimper quelques échelons d'une échelle de réalisation?

À trop avoir de beurre sur sa tartine, on débat de la couleur de la margarine. Ne faudrait-il pas plutôt réglementer l'UPA avant que la Cour Suprême ne mette les Québécois aux pas...

samedi 5 juillet 2008

moi et toi puissance trois


Mon Big Bang à moi
c'est toi
c'est juste toi.

Quand tu es là
j'ai la galaxie comme toit
de nos ébats.

Lorsque tu n'y es pas
j' suis tout aux abois
l'air putois.

Un Big Bang sans toi
Un Big Bang just'moi
C'est quoi?

C'est comme une nuit
sans un astre qui luit
Sans vie.

Mais juste toi et moi
deux puissance trois
je suis roi.

Un Big Bang en toi
dans un cheval de Troie
C'est l'émoi.

Mon Big Bang de toi
est ma muse, ma voie
J'suis sa proie.

Un vrai trou noir
qui aspire le soir
pour te voir.

vendredi 4 juillet 2008

Jour et nuit

Constatant qu'il y a des jours
qui ressemblent drôlement
à des nuits,
il se dit que marchant autour
il pouvait tomber sottement
dans un puits.
Ne sachant où est le pourtour
il s'enfuit tout pénardement
sans bruit.

mardi 1 juillet 2008

Réminescence

Il y a des souvenirs qui ne remontent à la surface qu'avec l'aide... d'un souvenir soufflé par quelqu'un, d'une parole échangée avec quelqu'une ou encore d'un flash provoqué par quelque chose. Ou que sais-je encore.
Ce qui importe c'est que ce souvenir ravive des souvenirs... Un petit livre, disons plutôt une plaquette: 61 pages et deux couverts. Publié en 1971 par Les éditions du Richelieu Ltée, il s'agit évidemment d'un livret de poèmes sans prétention. Des textes écrits par les élèves d'un prof de français: Fernand Houde.
J'en reproduis un. Un des deux que j'ai commis, il y a tant et tant d'ans. Alors soyez indulgents et pas trop méchants. D'autant plus qu'il s'agit, à l'oeil d'aujourd'hui et sans doute à celui du temps, d'un poème qui détonne parmi tous les autres; mais j'en reconnais la paternité. Faut assumer.

Un buisson planté dans le ciment
Comme une vie que l'on met au fourneau
Oyez! Oyez! Je suis certain qu'il ment
Il n'est qu'un jongleur, un vieil étourneau.

De son arbre, il pousse des empires
Il pensait améliorer notre sort
Mais je vois que cela devient pire
C'est qu'il nous mène droit à la mort.

Une forêt cramoisie, abri d'aliénés
Caché derrière un feuillage trompeur
Une foule de petits péchés
Qui ne sont là que pour faire peur.

Le début de cet univers fut une toute petite graine
Lancée méchamment par le jongleur sur un mur
Qu'est ce qu'il y a de plus terrible qu'une âme en peine
Quand elle sait qu'on la considère comme impure ?

vendredi 27 juin 2008

L'avenir en devenir

L'avenir, c'est le devenir
Alors, moi, j'en suis venu
À fuir pour ne pas finir
d'être ce que suis devenu.

Alors, si j'avais su, su, su
que le seul et ultime avenir
c'est ce que j'avais déjà eu
Aurais-je choisi de partir?

mardi 24 juin 2008

Celui qui le dit...



Pour l'avoir couverte pendant dix ans,
La politique c'est pas toujours marrant
On échange souvent des mots blessants
Et divers commentaires peu gratifiants.

S'exprimant sur le tournant vert libéral
Harper n'y voit rien d'environnemental
un plan de fou, cette taxe sur le carbone
qui coûterait entre 10$ et 40$ la tonne.

Humilié par cette critique conservatrice
Dion concocte une réplique dévastatrice
Celui qui le dit, celui qui l'est, répond-il
Pour lui clouer le bec et se montrer viril.

De vrais enfants qui se chamailleraient
n'auraient sans doute pas l'air si épais.
Sans compter qu'on leur pardonnerait
un comportement peu malin et si niais.

Après cela, nos politiciens se demandent
Pourquoi les électeurs les réprimandent.
Ne leur accordant plus aucune importance
devant des propos d'une telle insignifiance.

Certains peuvent encore nous surprendre
en prouvant qu'il n'y a pas que pourfendre
Charest honore cinq ex-premiers ministres
démontrant que tous ne sont pas sinistres.

samedi 14 juin 2008

Le complot

C'est curieux, quand on y pense! Quelle efficacité que ce Bureau de la concurrence. Après une longue et minutieuse enquête auprès d'un réseau de pétrolières tout à fait bêtes, voilà que le verdict tombe. Mais on cherche toujours la bombe.

Ainsi, cette patiente investigation nous apprend avec précaution qu'on se fait rentrer dedans par nos amis les détaillants. Pendant que le consommateur décaisse, les pétrolières encaissent. Ils sont de collusion, nous dit-on. Ces mercenaires tous milliardaires engrangent les profits à vitesse inouie. Pourquoi nos gouvernements règlementent le prix du lait au rabais mais hésitent à mettre au pas ces pétrolières qui nous volaient? Et qui nous vident les poches encore et encore pendant qu'elles roulent sur l'or. Pas besoin d'interminables enquêtes pour savoir qu'on se fait baiser cul par dessus tête. Tout le monde sait bien que concurrence il n'y a point. Si c'était le cas, les prix seraient au plus bas pendant les vacances de la construction où tout un chacun délaisse sa maison. Mais les pétrolières ont toujours un fort argumentaire. Si ce n'est pas l'ouragan Katarina, on se rabat sur le Vénézuela. Il suffit que grognent les émirats du golfe Persique, que l'Irak menace avec sa bombe atomique ou que l'Arabie Saoudite boude l'Amérique pour que le monde industriel devienne anémique et tout ce qui est mécanique ait l'air schizophrénique. Tout prétexte est bon pour ces joyeux lurons. Ne manquerait plus que les sables bitumineux adhèrent au Sentier lumineux pour que ce business pour le moins huileux hausse l'or noir à qui mieux mieux. Entre-temps, les prix du brut sont toujours en rut. Et aucune personnalité ne peut rationnellement expliquer pourquoi l'essence si nécessaire est plus chère à Sherbrooke qu'à Coaticook. Ce sont les coûts de transport clame l'industrie très fort. Le lendemain, c'est le raffinage qui prend avantage. Alors pourquoi on paie plus cher à St-Hubert et que les prix sont bas à Ottawa. Le litre est aussi plus cher à chaque fête des Mères. La compétition c'est bon pour l'alimentation. S'il fallait qu'à la rentrée scolaire, les commerces plument les élèves du primaire; qu'à Noël et au Jour de l'An, les magasins volent les enfants; que les ventes de trottoir se passent comme celles de l'or noir, il y aurait révolution dans chaque salon et nous serions toujours en élections. Pourquoi les compagnies de pétrole ne sont pas condamnées pour vol? Si, comme elles, nous agissions, ne se retrouverait-on en prison?

dimanche 8 juin 2008

Coming in

Il y a des gestes intimes, une sorte de coming in, que l'on pose en toute connaissance de cause. Des mouvements qui expriment ce que l'on ressent au plus profond du dedans. Des sautes d'humeur sans bonheur où l'on compte les heures. Des gestes à soi. Des gestes pour toi. Et qui ne regardent que moi.
Cette attitude peut traduire un manque de certitude, une mauvaise habitude, une étouffante servitude ou la peur du ridicule. On se trouve en pleine altitude et l'atterrissage est parfois rude. Peu importe la raison, le malaise, lui, est profond, même si certains le taisent, comme une mauvaise baise.
Jeune, il m'est arrivé de m'enfermer dans le garde-robe. Caché au fond d'un placard comme débris d'étoile au fond d'un trou noir. Et très, très silencieux au point de rendre anxieux. En y pensant bien, on a tous le sien. Ces placards ténébreux où t'es tout seul, contre eux.

Une amie belle m'a raconté son placard à elle. Je lui laisse le clavier.

« Ah! une dernière chose que je viens de penser en parlant de s'enfermer dans le garde-robe. Une fois que je n'allais pas bien du tout, je me suis enfermée dans un placard. Tu vas me trouver drôle, je sais. Je me suis trouvée très drôle moi même. Je me disais: je me sens tellement mal que j'aurais juste le goût d'aller me cacher au fond du garde-robe. Ce que j'ai fait. Je me suis assise dans le fond et ai fermé la porte. Je me trouvais tellement drôle et ridicule que le mal-être est resté dans le garde-robe. Et moi je suis ressortie en riant de moi. »

Sois sûre que personne ne rira de toi. Nous rirons avec toi. Et seulement si tu es là.

samedi 7 juin 2008

Les voisins

J'en ai eu de toutes les couleurs. Y compris de beaux parleurs. Des assez blancs tout à fait charmants et des très noirs de peau avec de gros os qui ne causaient aucun problo. De vrais asiatiques et quelques uns fantastiques. Certains étaient vraiment supers, d'autres de vraies commères. J'ai eu un arabe et un couple très drabe. Il y a Amérigo l'Italiano; Marco et un bateau, et une amie avec son pied bot; une maghrébine pas mal fine que tous voulaient pour voisine. Un pompier surnommé Vincent donnant toujours son 110%.
J'ai partagé un jumelé avec un couple séparé; un vieil appartement à côté d'un sergent. J'ai eu un mur mitoyen qui ne valait rien. J'ai eu toutes sortes de voisins. Y a eu Léo qui carburait à l'eau. Ma belle Lisa, témoin de Jéhovah. Monique la tonne de brique qui, sur les mecs, avaient un effet tonique. Y'a eu le petit Denis, pas loin du génie. Sans compter tous ceux que j'oublie: de Farnham, avec ma première dame, à Jonquière avec Michel, puis avec Pierre. Dans une ruelle du Vieux-Québec, j'ai eu un pieu pas très high-tech. À Saint-Rédempteur , y'a pas eu de malheur. Tandis qu'à Saint-Henri, j'ai connu de vrais amis, avec lesquels c'est pas fini. En fait, il n'y a que maintenant que je tombe sur des habitants. Sans préjudice pour les paysans, mes voisins sont de sombres manants. Et pas à cause des enfants. Dans le coin, y'a pas à dire, nous sommes tombés sur les pires. Ils sont tellement, tellement, tellement tonitruants, que je prie le ciel journellement, pour qu'ils foutent le camp, au plus sacrant. Que la paix revienne et coule dans nos veines. Amen.

mercredi 4 juin 2008

Reconnaissance



Dans la vie faut savoir reconnaître ceux qui sortent du lot. Alors ce soir, je n'ai pas le goût d'écrire. Je ne trouve pas plus beaux mots que ceux d'une amie qui vient d'écraser...qui se bat et qui se confie. Et elle a trouvé les mots pour le dire.


« Pas facile de rouler cette maîtresse qui s'accroche et refuse que je la mette sur la touche... J’ai tant tiré sur elle qu’aujourd’hui elle rivalise de séduction et se pare en pétard pour me faire griller mon objectif de filtrer mes clous de cercueil. J'aimerais jaunir sa réputation et faire mentir tout un paquet de pronostics.
Je persiste pourtant, même si je me suis écrasée trois fois en trois jours. Je me relève, clopine et braque l'horizon dont ma maitresse des 26 dernières années voulait me détourner. Elle est là sur le bas-côté avec son teint de cendre à pleurnicher des larmes sèches, à faire tout un tabac et à m'accuser de laisser partir en fumée notre complicité de toujours. Je sais pourtant que si j’allume à ses lamentations, si je cède au feu de ses tentations, elle me jettera comme un vieux mégot. Quelle teigne! »

Vous ne trouvez pas qu'elle mérite d'être encouragée?


http://40something00.blogspot.com/2008/05/quelle-teigne.html




lundi 2 juin 2008

fermez les yeux

SVP, fermez les yeux et écoutez ce silence. Il cause tellement parfois, qu'on n'entend que sa voix. On a le goût de se foutre les doigts dans les oreilles, mais en les bouchant juste assez pour entendre pareil.
Tout un truand tonitruant ce silence en partance. Une misère noire qui empêche de voir.

dimanche 1 juin 2008

Julie Mata Hari et Maxime Hara-Kiri

Julie Couillard n'est pas Mata Hari! La gueuse ne subira pas le sort de la danseuse. Mais quel «effeuille-thon». Le monde médiatique est en ébullition. La belle image de la jolie Julie a cependant écopé au passage. Le passé l'a rattrapé. Quel orage! La Presse, le Devoir et Radio Canada, un jour, puis, le lendemain, TVA, le Journal et 7 jours. Quel parcours! L'histoire ne pouvait mériter moins. Elle met même en scène quelques moins que rien.

Comment cette « personnalité » fréquentant le monde criminalisé, conjointe de fait de trois motards peu banalisés et d'un sugar mafioso à gogo, a pu avec autant de facilité, visière levée et robe décolletée, prendre le bras, et tout ce qu'on ne sait pas, d'un ministre haut-placé et vitement déplacé. Ne dites pas trop fort qu'il ne s'agit que de potins et de popotins; la jolie ayant même réussi à se faire photographier avec le président américain. L'air de rien! Sourire en coin.
On l'a même reçue, avec tous les honneurs sans savoir la juste heure, dans les salons à talons hauts de la gouverneure. La Générale, celle-là, qui est reine du Canada.
Mais revenons vite à notre Julie, cette coquette pour le moins jolie, dont les amants sont plus familiers avec les gredins du carcéral qu'avec le gratin du sérail. Au fond, tout ce feuilleton en dit long. D'abord sur la perspicacité de nos services de sécurité. Ensuite, sur la naiveté d'un ministre à qui on avait confié un portefeuille d'une grande sensibilité.
Quel drôle de parcours pour une brève histoire d'amour. Un mannequin qui étreint du motard et courtise des taulards. Une prétendue agente d'immeuble sans dessus dessous qui, à son propre dire, est « constamment avec des hommes d’affaires qui gagnent beaucoup de sous », dont le propre père a été condamné pour avoir fait pousser de la marijuana dans une serre hydroponique. N'est-ce pas bucolique?
Une femme belle qui ensorcelle un sinistre ministre. Une femme d'assez bonne tenue, vice présidente d'une agence qui s'intéresse de près au transport de détenus. Une femme d'affaires à la tête d’une entreprise spécialisée dans les systèmes de haute technologie de sécurité. Peut-être voyait-elle un port dans les aéroports pour y déposer le fruit de ses amités. Faut dire que cette demoiselle a causé un méchant bordel. Y'a pas à dire: nous sommes en sécurité!!! Déjà que le Canada s'est fait hara-kiri après avoir fait rire de lui. Plus de 400 articles de presse ayant rapporté que des documents hautement privés au sujet de l'OTAN et des soldats canadiens en Afghanistan ont été laissés dans la chambre d'une péronnelle par un ministre superficiel.
Non seulement le matelas de sa chambre à coucher a été violé par un micro caché, voilà qu'on apprend qu'elle était dans la mire de Mom Boucher! Cette femme dont on ne sait si elle s'est servie d'un passeport vert ou rouge, a remué le ciel et la terre sans que rien ne bouge. Et voilà qu'on prétend qu'elle n'était qu'un agent. Un agent double mettant le trouble. Une indic à flics. Une informatrice pour la police. Pendant ce temps le ministre est bien triste; celui qui se croyait si malin voit sa carrière partir en peau de chagrin. Pour le moment, en attendant le prochain tourment, disons que pour le Casting cinq étoiles, Julie est tout à fait au poil. Voyons maintenant sa déposition devant la Commission.



samedi 31 mai 2008

mariage parfait



Avec l'agneau si doux, j'ai conjugé un Gran Lurton. Je vous prie de croire sur parole que c'était bon, ce cabernet sauvignon. Une cuvée 2004. Mais rien d'acariâtre. Quel beau mariage! Pour si peu d'âge.
Même si l'occasion ne fait pas le larron, l'Argentine parfois flirte avec le sublime. J'arrose l'agneau si tendre et juteux, sans jamais rien de comateux. Aucun sacrifice, ni malice. Au contraire. Fallait plaire. Et il a plu! Comme un grand cru.

PS: en cliquant sur le titre, vous aurez les spécifications du vin dégusté avec l'agneau si doux.

jeudi 29 mai 2008

Amitié (bis)

L'année 2008 a été le théâtre de retrouvailles. Un à un, nous avons retracé une trentaine de cégépiens du début des années '70. Et quel plaisir avons nous ressenti chaque fois qu'un nom s'ajoutait à cette liste. Quelle belle machine à souvenirs. Quel joli engin à remonter le temps. Le Google du temps qui passe. Les réminiscences du passé qui remontent à la surface après 30 ans.

Des visages changés. Des tronches méconnaissables. Des voix oubliées et d'autres qui résonnent encore et encore. Ces échanges échevelés me font réaliser à quel point cette période de ma vie a été un moment déterminant. Deux ans et des broutilles pendant lesquelles j'ai fleuri. Je suis sorti de ma coquille et esquissé moi-même l'itinéraire que j'allais suivre. Malgré l'orienteur qui m'avait lancé platement que je n'avais aucun avenir «là-dedans». Malgré (ou grâce à...) Marie-Chantal, ma prof de diction, qui m'a « giflé » - au sens évidemment figuré - en claironnant devant toute la classe ses doutes existentiels quant à mes chances minimalistes de mettre un jour le bout de l'ombre d'un pied dans une station de radio...




Souvenirs pointus, souvenirs aigus. Mais quels plaisirs.


Nous nous reverrons tous et toutes en juillet... à Québec.




mercredi 28 mai 2008

Amitié

À deux exceptions près, mes amis FaceBook sont tous des gens que je connais. Soit des membres de ma famille, soit des ex-collègues, des amis, des connaissances, des relations ou des gens auxquels je suis attaché pour moult raisons. Le hasard et les affinités ont fait en sorte que quelques «amis» se sont ajoutés. Deux personnes auxquelles j'ai répondu «oui» à leur requête d'amitié. Et je n'ai pas à le regretter.
Je devine déjà votre réaction... Oui, oui, oui, je sais. FaceBook et ses semblables ont défiguré la notion d'amitié. Oui. Personne ne peut rigoureusement prétendre être ami avec la Terre entière... sinon nous ne nous entendons sûrement pas sur la définition, la nature et les exigences de la véritable amitié. Par contre, il est aussi vrai de prétendre que de nouvelles amitiés peuvent se nouer et perdurer.

N'empêche tous les outils du Web 2.0 facilitent les liens avec les gens en permettant une communication rapide, facile et modulable. C'est un avantage indéniable dont je ne voudrais surtout pas être privé.


Puis-je vous dire à quel point l'amitié c'est merveilleux?


PS: Je peux le démontrer si besoin est.



mardi 27 mai 2008

Propos livresques


Un livre c'est comme une bouffée d'oxygène. Pas une journée ne passe sans me voir avec un livre à la main. Un livre dans la tête, devrais-je dire. Car ces histoires m'habitent. Les bonnes m'envahissent et me hantent parfois. Alors, je construis mes propres décors, revisite la mise en scène et donne vie aux personnages. Il m'arrive même à l'occasion de me glisser dans un rôle fait sur mesure de mes rêves, d'incarner le personnage et de lui donner une voix. La mienne. Alors, j'entre en méditation. Je me fais mon propre mon cinéma. Je me retrouve entre deux dimensions, entre deux eaux, entre deux mondes: le mien et celui de l'auteur. Car le livre est autant le prolongement de l'auteur que du lecteur. Chacun contribue à sa façon.

Un bon livre c'est comme une drogue dure. Tu deviens accroc. Tu ne peux t'en séparer, le mettre de côté, fermer les couverts. Tu combats la fatigue, l'ennui, le stress et la détresse avec un bon livre. Rien n'est aussi accaparant qu'un bouquin dont la lecture t'obsède. Tu voudrais ne jamais le lâcher. Le lire d'un couvert à l'autre. D'une traite; sans pause.

Sans livre ma vie n'aurait pas été la même; je ne serais pas devenu celui que je suis. Sommes nous autre chose que la somme des romans et des oeuvres que nous avons lus. Sans livre je serais moins que moins.

Lisez. Alors vous comprendrez.

lundi 26 mai 2008

SOS Jeunesse

J'ai mal...à nos jeunes! J'ai mal chaque fois que les froides statistiques nous parlent d'eux à travers nous.
http://www2.canoe.com/infos/quebeccanada/archives/2008/05/20080526-043501.html
Lorsqu'on apprend que plus de la moitié des étudiants de 20 écoles secondaires publiques du Québec n'ont pas obtenu de diplôme, je m'inquiète de leur avenir...et du nôtre.
Surtout si cet avenir repose, nous dit-on, sur une économie du savoir. Comment construira-t-on cette société du savoir avec une fille sur cinq (20%) et près d'un garçon sur trois (31%) qui décrochent avant la fin de leurs études secondaires...La situation est tellement catastrophique chez les jeunes garçons qu'une enseignante confiait récemment que les garçons étaient tellement déclassés par les filles que certains d'entre-eux faisaient exprès pour paraître encore plus nuls qu'il ne le sont en réalité... car c'était leur seule façon d'attirer l'attention en classe!!!
Quelqu'un peut me dire où l'on s'en va avec ça?
Pour consulter le palmarès du décrochage par école:

samedi 24 mai 2008

On a les hasards qu'on mérite (bis)

Par définition, le hasard est fortuit. Il ne fait pas de bruit. Il surgit de jour comme de nuit. Une seule constance: tu es cuit. Par devant, par derrière, peu importe; quand il te tombe dessus, prêt pas prêt, tu fais partie de sa cohorte. Tu peux tenter de passer sans t'arrêter, tourner la tête de l'autre côté, t'esquiver. Mais il a pris ton numéro en te fixant dans le dos. Alors aussi bien faire face car il ne perdra ta trace. Tu restes le corps droit, l'esprit alerte; tu frissonnes en voyant qu'il t'a à la bonne. Tu respires après un soupir.
Dans ces moments-là, où la chance te fait bombance, tu ne peux que dire merci à la vie d'en avoir toisé une qui n'est pas tout un chacune.

mercredi 21 mai 2008

On a les hasards qu'on mérite

Il y a des hasards qui nous tombent dessus tôt ou tard. Rien de plus hypocrite que le hasard. Il se pointe juste au moment où tu ne l'attendais pas. Il cogne à ta porte à une heure indue; à un moment où tu ne veux pas voir un mec au bec sec se pointer dans ta bibliothèque.
Tu te dis: qu'ai-je fait au Ciel pour mériter ce hasard-là.
Le Ciel te répond: tu n'avais qu'à ne pas être là. Tu n'oses pas répliquer: Où veux-tu que je sois? de peur de passer pour un foutu tata!
Il ne te reste qu'à prendre ton hasard par le bras, le faire marcher au pas et le rouler dans un assez gros tas.
Alors, tu quittes la biblio pour ton studio et tu craques une allumette pour tout voir partir en fumette.
Avec des hasards comme ceux-là, ne t'étonne pas que d'être l'objet de moquerie parce que tu ne gagnes jamais à la loterie...
Les dés du hasard seraient-ils pipés?

mardi 20 mai 2008

OPEN ACCESS

Ayant été pris à contre-pied par une amie, je dois m'amender à l'infini. Urbi et orbi. Le flagrant délit ne mérite aucun déni. Alors, j'ouvre mes tiroirs - mes garde-robe sont déjà béants... - en acceptant que tout un chacun puisse se mirer dans mon miroir. Alors, qu'on se le dise, ici il n'y a que franchise et friandises. On dit ce qu'on ressent presque tout le temps. On raconte avec ses mots et pas seulement pour faire le beau.

jeudi 15 mai 2008

Seul en soi

« Et moi qui me pensais seule... », laisse nonchalamment tomber une amie commentant une dépêche qui raconte l'histoire d'une « Croate retrouvée dans son appartement 35 ans après son décès ». Ce n'est pas le sens de l'humour qui lui manque, à cette amie-là! Ni le style. Encore moins le sens de la répartie.
Ce n'est pas ce fait divers, en soi, qui suscite une interrogation, un questionnement. Il y a des lunes que j'affirme haut et court que la réalité dépasse 100 fois la fiction. Non, non, non, le plus intriguant là-dedans réside plutôt dans le sentiment de solitude évoquée par mon amie.
Lorsqu'on la subit, on la dégorge, on veut l'évacuer, la lessiver, l'essorer, la faire disparaître. On voudrait la troubler cette solitude. Pourtant, lorsqu'on l'espère, cet isolement peut devenir un état de grâce, une douce évasion ou encore un moment de recueillement qui permet le ressourcement, le recadrage, le dégagement, le nettoyage en profondeur dans les abimes de nous-même. Une déprogrammation. C'est comme appuyer sur RESET.
Par définition, la solitude, si elle n'est pas momentanée, n'est pas plus bénifique que la compagnie, que l'anonymat dans une foule. C'est probablement la façon dont on en use qui fait la différence. La manière dont on l'utilise influence ce qu'on ressent. On peut facilement remplir le silence; c'est le vide en soi qui est plus difficile à combler. Alors, on s'occupe de soi proportionnellement autant qu'on s'occupe des autres.
In petto et In vivo.

mercredi 14 mai 2008

Aux petits doigts qui jacassent


« Les oreilles me cillent et mon petit doigt jacasse sans bon sens; ils savent que le mal est fait », sururre une amie. L'écho de ses mots jaillit en moi et me dit que ce jacassement est à la fois utile et inutile. Utile, car c'est toujours bon d'être capable de décoder les messages que son propre corps nous transmet et de tirer des leçons de cet enseignement.

Mais c'est probablement tout à fait inutile car le mal est fait. Or, si le mal a déjà fait mal, si la cicatrice se cicatrise et se referme, si la douleur s'estompe, cela signifie que le corps a sans doute trouvé son paratonnerre pour éloigner la foudre. (Bizarre, qu'on parle de paratonnerre alors que c'est l'éclair qui frappe en premier, le tonnerre se faisant entendre après coup...) Quoiqu'il en soit, après l'orage, il ne reste plus que le bruit ambiant, le bruit de fond, à amortir.

Dis-toi que même dans les pays les plus nordiques, le Soleil finit par percer la nuit. Un Soleil de minuit qui flirte avec la lune.

mardi 13 mai 2008

Réflexion et reptation

À force de réfléchir, on finit peut-être par fléchir mais rarement par ramper. Pourtant, à examiner le comportement des uns, à écouter les réactions des autres ou à voir untel s'empêtrer dans un invressemblable tissu de mensonges, je me dis que « pour la reptation certains sont imbattables ». Sans compter les flagrants manques de jugement qui forcent leurs auteurs, après coup, à mettre le genou au tapis.
En soi, un temps de réflexion est un grand moment de quiétude avant l'angoisse de l'action et les tiraillements qui précèdent l'exécution d'un plan. Profitons pleinement de ces moments intimes de recueillement, car, quoiqu'il arrive, il y aura toujours quelqu'un quelque part pour tirer à bout portant sur celui qui prend les devants.
C'est de là sans doute qu'est née l'expression avoir des yeux tout le tour de la tête!

lundi 12 mai 2008

Un lundi

La terre tremble. Souvent. Ce jour, elle a fait osciller Richter et son échelle au 8e barreau (7,9) en plein centre de la Chine. Pourtant, y a t-il quelque chose de plus poétique, de plus intriguant, de plus merveilleux que le glissement des plaques tectoniques. Elles ont inspiré producteurs, réalisateurs, écrivains, acteurs, scientifiques.
Ce soir, elles endeuillent tout un pays avec ses milliers de morts. Aujourd'hui, un tremblement frippe la terre du centre de la Chine; hier, une tornade balaie tout sur son passage dans le Missouri et l'Oklahoma; demain, une nouvelle catastrophe chassera de nos esprits celle de ce jour, et tutti quanti.
En fait, dans ce monde, il n'y a qu'une seule, une unique et foutue certitude: le prix baril de pétrole poursuivra son ascension! Bof, il y en a peut-être une autre: le pont sera encore bloqué demain matin à l'heure de pointe. Après demain aussi... Et jeudi, la terre tremblera à un autre endroit. Il y aura de nouvelles victimes par milliers et nous aurons oublié celles d'aujourd'hui. Ce lundi deviendra un autre lundi. Et on passera à autre chose. . . encore. . .et. . .encore. . .et encore!

dimanche 11 mai 2008

Premier pas

Dimanche, 11 mai 2008

Je me crée un miroir sans savoir encore si l'image qu'il projettera sera exposée aux grands vents, protégée par l'ombre de l'amitié ou réservée à mon intimité. Mais à quoi sert un miroir qui n'a qu'un visage, qu'une âme à refléter? Je réfléchis à la réponse. Le miroir n'a qu'à rester dans le noir en attendant que je fasse la lumière en moi.