Julie Couillard n'est pas Mata Hari! La gueuse ne subira pas le sort de la danseuse. Mais quel «effeuille-thon». Le monde médiatique est en ébullition. La belle image de la jolie Julie a cependant écopé au passage. Le passé l'a rattrapé. Quel orage! La Presse, le Devoir et Radio Canada, un jour, puis, le lendemain, TVA, le Journal et 7 jours. Quel parcours! L'histoire ne pouvait mériter moins. Elle met même en scène quelques moins que rien.
Comment cette « personnalité » fréquentant le monde criminalisé, conjointe de fait de trois motards peu banalisés et d'un sugar mafioso à gogo, a pu avec autant de facilité, visière levée et robe décolletée, prendre le bras, et tout ce qu'on ne sait pas, d'un ministre haut-placé et vitement déplacé. Ne dites pas trop fort qu'il ne s'agit que de potins et de popotins; la jolie ayant même réussi à se faire photographier avec le président américain. L'air de rien! Sourire en coin.
On l'a même reçue, avec tous les honneurs sans savoir la juste heure, dans les salons à talons hauts de la gouverneure. La Générale, celle-là, qui est reine du Canada.
Mais revenons vite à notre Julie, cette coquette pour le moins jolie, dont les amants sont plus familiers avec les gredins du carcéral qu'avec le gratin du sérail. Au fond, tout ce feuilleton en dit long. D'abord sur la perspicacité de nos services de sécurité. Ensuite, sur la naiveté d'un ministre à qui on avait confié un portefeuille d'une grande sensibilité.
Quel drôle de parcours pour une brève histoire d'amour. Un mannequin qui étreint du motard et courtise des taulards. Une prétendue agente d'immeuble sans dessus dessous qui, à son propre dire, est « constamment avec des hommes d’affaires qui gagnent beaucoup de sous », dont le propre père a été condamné pour avoir fait pousser de la marijuana dans une serre hydroponique. N'est-ce pas bucolique?
Une femme belle qui ensorcelle un sinistre ministre. Une femme d'assez bonne tenue, vice présidente d'une agence qui s'intéresse de près au transport de détenus. Une femme d'affaires à la tête d’une entreprise spécialisée dans les systèmes de haute technologie de sécurité. Peut-être voyait-elle un port dans les aéroports pour y déposer le fruit de ses amités. Faut dire que cette demoiselle a causé un méchant bordel. Y'a pas à dire: nous sommes en sécurité!!! Déjà que le Canada s'est fait hara-kiri après avoir fait rire de lui. Plus de 400 articles de presse ayant rapporté que des documents hautement privés au sujet de l'OTAN et des soldats canadiens en Afghanistan ont été laissés dans la chambre d'une péronnelle par un ministre superficiel.
Non seulement le matelas de sa chambre à coucher a été violé par un micro caché, voilà qu'on apprend qu'elle était dans la mire de Mom Boucher! Cette femme dont on ne sait si elle s'est servie d'un passeport vert ou rouge, a remué le ciel et la terre sans que rien ne bouge. Et voilà qu'on prétend qu'elle n'était qu'un agent. Un agent double mettant le trouble. Une indic à flics. Une informatrice pour la police. Pendant ce temps le ministre est bien triste; celui qui se croyait si malin voit sa carrière partir en peau de chagrin. Pour le moment, en attendant le prochain tourment, disons que pour le Casting cinq étoiles, Julie est tout à fait au poil. Voyons maintenant sa déposition devant la Commission.
1 commentaire:
Si au moins les nouvelles pouvaient ressembler davantage à ton commentaire, on s'ennuierait moins en les écoutant!
Quelle histoire tout de même! Ne manque plus que la chanson des Colocs en background!
Wo ! Wo ! Wo ! Ma p'tite Julie
Si t'étais pas si jeune
J't'aurais pris
Dis-toi que j't'un gars patient
Pis viens me r'voir quand t'auras vingt ans
Bi li tibibop tilibipop po poup
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