C'est cur
ieux, quand on y pense! Quelle efficacité que ce Bureau de la concurrence. Après une longue et minutieuse enquête auprès d'un réseau de pétrolières tout à fait bêtes, voilà que le verdict tombe. Mais on cherche toujours la bombe.
ieux, quand on y pense! Quelle efficacité que ce Bureau de la concurrence. Après une longue et minutieuse enquête auprès d'un réseau de pétrolières tout à fait bêtes, voilà que le verdict tombe. Mais on cherche toujours la bombe. Ainsi, cette patiente investigation nous apprend avec précaution qu'on se fait rentrer dedans par nos amis les détaillants. Pendant que le consommateur décaisse, les pétrolières encaissent. Ils sont de collusion, nous dit-on. Ces mercenaires tous milliardaires engrangent les profits à vitesse inouie. Pourquoi nos gouvernements règlementent le prix du lait au rabais mais hésitent à mettre au pas ces pétrolières qui nous volaient? Et qui nous vident les poches encore et encore pendant qu'elles roulent sur l'or. Pas besoin d'interminables enquêtes pour savoir qu'on se fait baiser cul par dessus tête. Tout le monde sait bien que concurrence il n'y a point. Si c'était le cas, les prix seraient au plus bas pendant les vacances de la construction où tout un chacun délaisse sa maison. Mais les pétrolières ont toujours un fort argumentaire. Si ce n'est pas l'ouragan Katarina, on se rabat sur le Vénézuela. Il suffit que grognent les émirats du golfe Persique, que l'Irak menace avec sa bombe atomique ou que l'Arabie Saoudite boude l'Amérique pour que le monde industriel devienne anémique et tout ce qui est mécanique ait l'air schizophrénique. Tout prétexte est bon pour ces joyeux lurons. Ne manquerait plus que les sables bitumineux adhèrent au Sentier lumineux pour que ce business pour le moins huileux hausse l'or noir à qui mieux mieux. Entre-temps, les prix du brut sont toujours en rut. Et aucune personnalité ne peut rationnellement expliquer pourquoi l'essence si nécessaire est plus chère à Sherbrooke qu'à Coaticook. Ce sont les coûts de transport clame l'industrie très fort. Le lendemain, c'est le raffinage qui prend avantage. Alors pourquoi on paie plus cher à St-Hubert et que les prix sont bas à Ottawa. Le litre est aussi plus cher à chaque fête des Mères. La compétition c'est bon pour l'alimentation. S'il fallait qu'à la rentrée scolaire, les commerces plument les élèves du primaire; qu'à Noël et au Jour de l'An, les magasins volent les enfants; que les ventes de trottoir se passent comme celles de l'or noir, il y aurait révolution dans chaque salon et nous serions toujours en élections. Pourquoi les compagnies de pétrole ne sont pas condamnées pour vol? Si, comme elles, nous agissions, ne se retrouverait-on en prison?
1 commentaire:
Que c'est bien dit Sonomètre! La justesse du propos ne cède en rien à la poésie et à l'humour des mots! Bravo!
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