Il y a de
s gestes intimes, une sorte de coming in, que l'on pose en toute connaissance de cause. Des mouvements qui expriment ce que l'on ressent au plus profond du dedans. Des sautes d'humeur sans bonheur où l'on compte les heures. Des gestes à soi. Des gestes pour toi. Et qui ne regardent que moi.
Cette attitude peut traduire un manque de certitude, une mauvaise habitude, une étouffante servitude ou la peur du ridicule. On se trouve en pleine altitude et l'atterrissage est parfois rude. Peu importe la raison, le malaise, lui, est profond, même si certains le taisent, comme une mauvaise baise.
Jeune, il m'est arrivé de m'enfermer dans le garde-robe. Caché au fond d'un placard comme débris d'étoile au fond d'un trou noir. Et très, très silencieux au point de rendre anxieux. En y pensant bien, on a tous le sien. Ces placards ténébreux où t'es tout seul, contre eux.
Une amie belle m'a raconté son placard à elle. Je lui laisse le clavier.
« Ah! une dernière chose que je viens de penser en parlant de s'enfermer dans le garde-robe. Une fois que je n'allais pas bien du tout, je me suis enfermée dans un placard. Tu vas me trouver drôle, je sais. Je me suis trouvée très drôle moi même. Je me disais: je me sens tellement mal que j'aurais juste le goût d'aller me cacher au fond du garde-robe. Ce que j'ai fait. Je me suis assise dans le fond et ai fermé la porte. Je me trouvais tellement drôle et ridicule que le mal-être est resté dans le garde-robe. Et moi je suis ressortie en riant de moi. »
Sois sûre que personne ne rira de toi. Nous rirons avec toi. Et seulement si tu es là.
s gestes intimes, une sorte de coming in, que l'on pose en toute connaissance de cause. Des mouvements qui expriment ce que l'on ressent au plus profond du dedans. Des sautes d'humeur sans bonheur où l'on compte les heures. Des gestes à soi. Des gestes pour toi. Et qui ne regardent que moi.Cette attitude peut traduire un manque de certitude, une mauvaise habitude, une étouffante servitude ou la peur du ridicule. On se trouve en pleine altitude et l'atterrissage est parfois rude. Peu importe la raison, le malaise, lui, est profond, même si certains le taisent, comme une mauvaise baise.
Jeune, il m'est arrivé de m'enfermer dans le garde-robe. Caché au fond d'un placard comme débris d'étoile au fond d'un trou noir. Et très, très silencieux au point de rendre anxieux. En y pensant bien, on a tous le sien. Ces placards ténébreux où t'es tout seul, contre eux.
Une amie belle m'a raconté son placard à elle. Je lui laisse le clavier.
« Ah! une dernière chose que je viens de penser en parlant de s'enfermer dans le garde-robe. Une fois que je n'allais pas bien du tout, je me suis enfermée dans un placard. Tu vas me trouver drôle, je sais. Je me suis trouvée très drôle moi même. Je me disais: je me sens tellement mal que j'aurais juste le goût d'aller me cacher au fond du garde-robe. Ce que j'ai fait. Je me suis assise dans le fond et ai fermé la porte. Je me trouvais tellement drôle et ridicule que le mal-être est resté dans le garde-robe. Et moi je suis ressortie en riant de moi. »
Sois sûre que personne ne rira de toi. Nous rirons avec toi. Et seulement si tu es là.
1 commentaire:
J'ai déjà eu la même envie de garde-robe, mais je n'étais pas passée à l'acte... J'aurais dû! Je rêvais alors aussi d'une île déserte... Pour ça aussi j'aurais dû passer à l'acte!
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