Il y a des souvenirs qui ne remontent à la surface qu'avec l'aide... d'un souvenir soufflé par quelqu'un, d'une parole échangée avec quelqu'une ou encore d'un flash provoqué par quelque chose. Ou que sais-je encore.
Ce qui importe c'est que ce souvenir ravive des souvenirs... Un petit livre, disons plutôt une plaquette: 61 pages et deux couverts. Publié en 1971 par Les éditions du Richelieu Ltée, il s'agit évidemment d'un livret de poèmes sans prétention. Des textes écrits par les élèves d'un prof de français: Fernand Houde.
J'en reproduis un. Un des deux que j'ai commis, il y a tant et tant d'ans. Alors soyez indulgents et pas trop méchants. D'autant plus qu'il s'agit, à l'oeil d'aujourd'hui et sans doute à celui du temps, d'un poème qui détonne parmi tous les autres; mais j'en reconnais la paternité. Faut assumer.
Un buisson planté dans le ciment
Comme une vie que l'on met au fourneau
Oyez! Oyez! Je suis certain qu'il ment
Il n'est qu'un jongleur, un vieil étourneau.
De son arbre, il pousse des empires
Il pensait améliorer notre sort
Mais je vois que cela devient pire
C'est qu'il nous mène droit à la mort.
Une forêt cramoisie, abri d'aliénés
Caché derrière un feuillage trompeur
Une foule de petits péchés
Qui ne sont là que pour faire peur.
Le début de cet univers fut une toute petite graine
Lancée méchamment par le jongleur sur un mur
Qu'est ce qu'il y a de plus terrible qu'une âme en peine
Quand elle sait qu'on la considère comme impure ?
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