L'avenir, c'est le devenir
Alors, moi, j'en suis venu
À fuir pour ne pas finir
d'être ce que suis devenu.
Alors, si j'avais su, su, su
que le seul et ultime avenir
c'est ce que j'avais déjà eu
Aurais-je choisi de partir?
vendredi 27 juin 2008
mardi 24 juin 2008
Celui qui le dit...
Pour l'avoir couverte pendant dix ans,La politique c'est pas toujours marrant
On échange souvent des mots blessants
Et divers commentaires peu gratifiants.
S'exprimant sur le tournant vert libéral
Harper n'y voit rien d'environnemental
un plan de fou, cette taxe sur le carbone
qui coûterait entre 10$ et 40$ la tonne.
Humilié par cette critique conservatrice
Dion concocte une réplique dévastatrice
Celui qui le dit, celui qui l'est, répond-il
Pour lui clouer le bec et se montrer viril.
De vrais enfants qui se chamailleraient
n'auraient sans doute pas l'air si épais.
Sans compter qu'on leur pardonnerait
un comportement peu malin et si niais.
Après cela, nos politiciens se demandent
Pourquoi les électeurs les réprimandent.
Ne leur accordant plus aucune importance
devant des propos d'une telle insignifiance.
Certains peuvent encore nous surprendre
en prouvant qu'il n'y a pas que pourfendre
Charest honore cinq ex-premiers ministres
démontrant que tous ne sont pas sinistres.
samedi 14 juin 2008
Le complot
C'est cur
ieux, quand on y pense! Quelle efficacité que ce Bureau de la concurrence. Après une longue et minutieuse enquête auprès d'un réseau de pétrolières tout à fait bêtes, voilà que le verdict tombe. Mais on cherche toujours la bombe.
ieux, quand on y pense! Quelle efficacité que ce Bureau de la concurrence. Après une longue et minutieuse enquête auprès d'un réseau de pétrolières tout à fait bêtes, voilà que le verdict tombe. Mais on cherche toujours la bombe. Ainsi, cette patiente investigation nous apprend avec précaution qu'on se fait rentrer dedans par nos amis les détaillants. Pendant que le consommateur décaisse, les pétrolières encaissent. Ils sont de collusion, nous dit-on. Ces mercenaires tous milliardaires engrangent les profits à vitesse inouie. Pourquoi nos gouvernements règlementent le prix du lait au rabais mais hésitent à mettre au pas ces pétrolières qui nous volaient? Et qui nous vident les poches encore et encore pendant qu'elles roulent sur l'or. Pas besoin d'interminables enquêtes pour savoir qu'on se fait baiser cul par dessus tête. Tout le monde sait bien que concurrence il n'y a point. Si c'était le cas, les prix seraient au plus bas pendant les vacances de la construction où tout un chacun délaisse sa maison. Mais les pétrolières ont toujours un fort argumentaire. Si ce n'est pas l'ouragan Katarina, on se rabat sur le Vénézuela. Il suffit que grognent les émirats du golfe Persique, que l'Irak menace avec sa bombe atomique ou que l'Arabie Saoudite boude l'Amérique pour que le monde industriel devienne anémique et tout ce qui est mécanique ait l'air schizophrénique. Tout prétexte est bon pour ces joyeux lurons. Ne manquerait plus que les sables bitumineux adhèrent au Sentier lumineux pour que ce business pour le moins huileux hausse l'or noir à qui mieux mieux. Entre-temps, les prix du brut sont toujours en rut. Et aucune personnalité ne peut rationnellement expliquer pourquoi l'essence si nécessaire est plus chère à Sherbrooke qu'à Coaticook. Ce sont les coûts de transport clame l'industrie très fort. Le lendemain, c'est le raffinage qui prend avantage. Alors pourquoi on paie plus cher à St-Hubert et que les prix sont bas à Ottawa. Le litre est aussi plus cher à chaque fête des Mères. La compétition c'est bon pour l'alimentation. S'il fallait qu'à la rentrée scolaire, les commerces plument les élèves du primaire; qu'à Noël et au Jour de l'An, les magasins volent les enfants; que les ventes de trottoir se passent comme celles de l'or noir, il y aurait révolution dans chaque salon et nous serions toujours en élections. Pourquoi les compagnies de pétrole ne sont pas condamnées pour vol? Si, comme elles, nous agissions, ne se retrouverait-on en prison?
dimanche 8 juin 2008
Coming in
Il y a de
s gestes intimes, une sorte de coming in, que l'on pose en toute connaissance de cause. Des mouvements qui expriment ce que l'on ressent au plus profond du dedans. Des sautes d'humeur sans bonheur où l'on compte les heures. Des gestes à soi. Des gestes pour toi. Et qui ne regardent que moi.
Cette attitude peut traduire un manque de certitude, une mauvaise habitude, une étouffante servitude ou la peur du ridicule. On se trouve en pleine altitude et l'atterrissage est parfois rude. Peu importe la raison, le malaise, lui, est profond, même si certains le taisent, comme une mauvaise baise.
Jeune, il m'est arrivé de m'enfermer dans le garde-robe. Caché au fond d'un placard comme débris d'étoile au fond d'un trou noir. Et très, très silencieux au point de rendre anxieux. En y pensant bien, on a tous le sien. Ces placards ténébreux où t'es tout seul, contre eux.
Une amie belle m'a raconté son placard à elle. Je lui laisse le clavier.
« Ah! une dernière chose que je viens de penser en parlant de s'enfermer dans le garde-robe. Une fois que je n'allais pas bien du tout, je me suis enfermée dans un placard. Tu vas me trouver drôle, je sais. Je me suis trouvée très drôle moi même. Je me disais: je me sens tellement mal que j'aurais juste le goût d'aller me cacher au fond du garde-robe. Ce que j'ai fait. Je me suis assise dans le fond et ai fermé la porte. Je me trouvais tellement drôle et ridicule que le mal-être est resté dans le garde-robe. Et moi je suis ressortie en riant de moi. »
Sois sûre que personne ne rira de toi. Nous rirons avec toi. Et seulement si tu es là.
s gestes intimes, une sorte de coming in, que l'on pose en toute connaissance de cause. Des mouvements qui expriment ce que l'on ressent au plus profond du dedans. Des sautes d'humeur sans bonheur où l'on compte les heures. Des gestes à soi. Des gestes pour toi. Et qui ne regardent que moi.Cette attitude peut traduire un manque de certitude, une mauvaise habitude, une étouffante servitude ou la peur du ridicule. On se trouve en pleine altitude et l'atterrissage est parfois rude. Peu importe la raison, le malaise, lui, est profond, même si certains le taisent, comme une mauvaise baise.
Jeune, il m'est arrivé de m'enfermer dans le garde-robe. Caché au fond d'un placard comme débris d'étoile au fond d'un trou noir. Et très, très silencieux au point de rendre anxieux. En y pensant bien, on a tous le sien. Ces placards ténébreux où t'es tout seul, contre eux.
Une amie belle m'a raconté son placard à elle. Je lui laisse le clavier.
« Ah! une dernière chose que je viens de penser en parlant de s'enfermer dans le garde-robe. Une fois que je n'allais pas bien du tout, je me suis enfermée dans un placard. Tu vas me trouver drôle, je sais. Je me suis trouvée très drôle moi même. Je me disais: je me sens tellement mal que j'aurais juste le goût d'aller me cacher au fond du garde-robe. Ce que j'ai fait. Je me suis assise dans le fond et ai fermé la porte. Je me trouvais tellement drôle et ridicule que le mal-être est resté dans le garde-robe. Et moi je suis ressortie en riant de moi. »
Sois sûre que personne ne rira de toi. Nous rirons avec toi. Et seulement si tu es là.
samedi 7 juin 2008
Les voisins
J'en ai eu de toutes les couleurs. Y compris de beaux parleurs. Des assez blancs tout à fait charmants et des très noirs de peau avec de gros os qui ne causaient aucun problo. De vrais
asiatiques et quelques uns fantastiques. Certains étaient vraiment supers, d'autres de vraies commères. J'ai eu un arabe et un couple très drabe. Il y a Amérigo l'Italiano; Marco et un bateau, et une amie avec son pied bot; une maghrébine pas mal fine que tous voulaient pour voisine. Un pompier surnommé Vincent donnant toujours son 110%.
asiatiques et quelques uns fantastiques. Certains étaient vraiment supers, d'autres de vraies commères. J'ai eu un arabe et un couple très drabe. Il y a Amérigo l'Italiano; Marco et un bateau, et une amie avec son pied bot; une maghrébine pas mal fine que tous voulaient pour voisine. Un pompier surnommé Vincent donnant toujours son 110%. J'ai partagé un jumelé avec un couple séparé; un vieil appartement à côté d'un sergent. J'ai eu un mur mitoyen qui ne valait rien. J'ai eu toutes sortes de voisins. Y a eu Léo qui carburait à l'eau. Ma belle Lisa, témoin de Jéhovah. Monique la tonne de brique qui, sur les mecs, avaient un effet tonique. Y'a eu le petit Denis, pas loin du génie. Sans compter tous ceux que j'oublie: de Farnham, avec ma première dame, à Jonquière avec Michel, puis avec Pierre. Dans une ruelle du Vieux-Québec, j'ai eu un pieu pas très high-tech. À Saint-Rédempteur , y'a pas eu de malheur. Tandis qu'à Saint-Henri, j'ai connu de vrais amis, avec lesquels c'est pas fini. En fait, il n'y a que maintenant que je tombe sur des habitants. Sans préjudice pour les paysans, mes voisins sont de sombres manants. Et pas à cause des enfants. Dans le coin, y'a pas à dire, nous sommes tombés sur les pires. Ils sont tellement, tellement, tellement tonitruants, que je prie le ciel journellement, pour qu'ils foutent le camp, au plus sacrant. Que la paix revienne et coule dans nos veines. Amen.
mercredi 4 juin 2008
Reconnaissance

Dans la vie faut savoir reconnaître ceux qui sortent du lot. Alors ce soir, je n'ai pas le goût d'écrire. Je ne trouve pas plus beaux mots que ceux d'une amie qui vient d'écraser...qui se bat et qui se confie. Et elle a trouvé les mots pour le dire.
« Pas facile de rouler cette maîtresse qui s'accroche et refuse que je la mette sur la touche... J’ai tant tiré sur elle qu’aujourd’hui elle rivalise de séduction et se pare en pétard pour me faire griller mon objectif de filtrer mes clous de cercueil. J'aimerais jaunir sa réputation et faire mentir tout un paquet de pronostics.
Je persiste pourtant, même si je me suis écrasée trois fois en trois jours. Je me relève, clopine et braque l'horizon dont ma maitresse des 26 dernières années voulait me détourner. Elle est là sur le bas-côté avec son teint de cendre à pleurnicher des larmes sèches, à faire tout un tabac et à m'accuser de laisser partir en fumée notre complicité de toujours. Je sais pourtant que si j’allume à ses lamentations, si je cède au feu de ses tentations, elle me jettera comme un vieux mégot. Quelle teigne! »
Vous ne trouvez pas qu'elle mérite d'être encouragée?
http://40something00.blogspot.com/2008/05/quelle-teigne.html
lundi 2 juin 2008
fermez les yeux
SVP, fermez les yeux et écoutez ce silence. Il cause tellement parfois, qu'on n'entend que sa voix. On a le goût de se foutre les doigts dans les oreilles, mais en les bouchant juste assez pour entendre pareil.
Tout un truand tonitruant ce silence en partance. Une misère noire qui empêche de voir.
Tout un truand tonitruant ce silence en partance. Une misère noire qui empêche de voir.
dimanche 1 juin 2008
Julie Mata Hari et Maxime Hara-Kiri
Julie Couillard n'est pas Mata Hari! La gueuse ne subira pas le sort de la danseuse. Mais quel «effeuille-thon». Le monde médiatique est en ébullition. La belle image de la jolie Julie a cependant écopé au passage. Le passé l'a rattrapé. Quel orage! La Presse, le Devoir et Radio Canada, un jour, puis, le lendemain, TVA, le Journal et 7 jours. Quel parcours! L'histoire ne pouvait mériter moins. Elle met même en scène quelques moins que rien.
Comment cette « personnalité » fréquentant le monde criminalisé, conjointe de fait de trois motards peu banalisés et d'un sugar mafioso à gogo, a pu avec autant de facilité, visière levée et robe décolletée, prendre le bras, et tout ce qu'on ne sait pas, d'un ministre haut-placé et vitement déplacé. Ne dites pas trop fort qu'il ne s'agit que de potins et de popotins; la jolie ayant même réussi à se faire photographier avec le président américain. L'air de rien! Sourire en coin.
On l'a même reçue, avec tous les honneurs sans savoir la juste heure, dans les salons à talons hauts de la gouverneure. La Générale, celle-là, qui est reine du Canada.
Mais revenons vite à notre Julie, cette coquette pour le moins jolie, dont les amants sont plus familiers avec les gredins du carcéral qu'avec le gratin du sérail. Au fond, tout ce feuilleton en dit long. D'abord sur la perspicacité de nos services de sécurité. Ensuite, sur la naiveté d'un ministre à qui on avait confié un portefeuille d'une grande sensibilité.
Quel drôle de parcours pour une brève histoire d'amour. Un mannequin qui étreint du motard et courtise des taulards. Une prétendue agente d'immeuble sans dessus dessous qui, à son propre dire, est « constamment avec des hommes d’affaires qui gagnent beaucoup de sous », dont le propre père a été condamné pour avoir fait pousser de la marijuana dans une serre hydroponique. N'est-ce pas bucolique?
Une femme belle qui ensorcelle un sinistre ministre. Une femme d'assez bonne tenue, vice présidente d'une agence qui s'intéresse de près au transport de détenus. Une femme d'affaires à la tête d’une entreprise spécialisée dans les systèmes de haute technologie de sécurité. Peut-être voyait-elle un port dans les aéroports pour y déposer le fruit de ses amités. Faut dire que cette demoiselle a causé un méchant bordel. Y'a pas à dire: nous sommes en sécurité!!! Déjà que le Canada s'est fait hara-kiri après avoir fait rire de lui. Plus de 400 articles de presse ayant rapporté que des documents hautement privés au sujet de l'OTAN et des soldats canadiens en Afghanistan ont été laissés dans la chambre d'une péronnelle par un ministre superficiel.
Non seulement le matelas de sa chambre à coucher a été violé par un micro caché, voilà qu'on apprend qu'elle était dans la mire de Mom Boucher! Cette femme dont on ne sait si elle s'est servie d'un passeport vert ou rouge, a remué le ciel et la terre sans que rien ne bouge. Et voilà qu'on prétend qu'elle n'était qu'un agent. Un agent double mettant le trouble. Une indic à flics. Une informatrice pour la police. Pendant ce temps le ministre est bien triste; celui qui se croyait si malin voit sa carrière partir en peau de chagrin. Pour le moment, en attendant le prochain tourment, disons que pour le Casting cinq étoiles, Julie est tout à fait au poil. Voyons maintenant sa déposition devant la Commission.
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