mercredi 30 juillet 2008

Anniversaire


Ton anniversaire déverse son trop plein de juillet

Sur ma page blanche et mon clavier bien replet

C'est une invitation à ne pas taire ce jour de fête

Alors, nous ne ménagerons ni l’homme ni la bête !

dimanche 27 juillet 2008

Bas de soie



Gainées de soie comme il se doit
Ou toutes nues et levées en l'air
Les jambes longues, et bien quoi
normal qu'on veuille se les faire.

Rouge à lèvres

Yeux grands ouverts, très bleus
apprécient les BOUCHES vermeilles
dont les lèvres aux plis si SOYEUX
laissent PENAUDS, vieux et vieilles

jeudi 24 juillet 2008

Léo Ferré

« Ce n'est pas le rince-doigts
qui fait les mains propres
ni le baisemain
qui fait la tendresse. »

mercredi 23 juillet 2008

C'est le pied

Qu'il s'agisse du gauche ou du droit,
nous en avons deux comme il se doit.

Parfois si lourds et maladroits
ou bien très ronds quand tu bois.


Ils peuvent être trop petits ou longs,
équins, ils se prêteront à l'équitation.
Tant qu'ils n'ont aucune malformation
ils te serviront de solides fondations.

S'ils sont plats, on te refusera une carrière militaire
tout ça pour un affaissement de la voûte plantaire.

Fatigués, il faudra les déchausser
et les masser s'ils sont trop enflés.

Bottés, lacés ou découverts,
attachés ou les orteils à l'air,
aux ongles longs
ou seulement mignons,
tant qu'ils ne sont pas délicats
nous en faisons peu de cas.

Bien ancrés dans la réalité,
bien serrés dans l'étrier,
ils ne pourront ni se dérober,
ni s'enfarger dans le marchepied.

Si tu passes pour un va-nu-pieds
et qu'on te livre pieds et poings liés
ne mets pas tes quatre fers en l'air
et garde les pieds bien sur terre.

S'ils sont chaussés dans la même bottine
une seule empreinte ils impriment.

Tant pis s'ils sont varus,
ils auraient pu être valgus.

Et si jamais un malotru
leur pilait dessus
préférerais-tu
t'en faire mettre un au cul?

dimanche 20 juillet 2008

lundi 14 juillet 2008

N'importe quoi

Y'en a qui disent n'importe quoi
Ils sont trop nombreux parfois
mais ils jacassent un million de fois
plus vite que deux plus un font trois

Des Américains qui ne savent pas
que parmi leur voisin, y'a le Canada
Et que dire des Canadiens; il y en a
qui connaissent rien des Québécois

Y'en a qui disent tout à la fois
qui confondent à hue et à dia
se demandant si Barrack Obama
c'est pas un shack en Alabama

Des Israéliens qui ne réalisent pas
que la Palestine n'est pas que ça
et des islamistes qui poussent là
en rêvant d'une sioniste diaspora

Y'en a qui s'expriment pas bien
Des chauvins qui ne savent rien
et d'autres qui jouent les divas
comme si on avait besoin de ça.

Des blancs gavés à tous les repas
Un extrémiste qui marche au pas
Des Africains qui crèvent de faim
Et des enfants qui rêvent de pain

Y'en a qui ne savent presque rien
même diplômés y sont pas malins
croyant qu'il suffit de l'agent Glad
pour mettre fin à ce foutu Djihad

Des mercenaires qui tuent en vain
tout ce qui ressemble à un humain
Et l'ONU qui n'fait rien, rien de bien
Et nous qui regardons loin, loin, loin

Oui, y'en a qui disent n'importe quoi
on se demande encore bien pourquoi
Qui se lèvera pour y mettre un holà
Ce quelqu'un là serait-ce toi et moi?

dimanche 6 juillet 2008

La couleur de la margarine

Ne me dites pas que ce même foutu débat nous allons revivre... Soyons sérieux, monsieur. On nous a déjà présenté pour de bon ce mauvais feuilleton. Il a duré des mois et des mois, bien alimenté par la puissante UPA.
Alors, faut vraiment avoir un esprit de bottine pour vouloir débattre encore la couleur de la margarine!!!

En l'année 1987, nous avions une défaite; le menu au feuilleton de notre digne Assemblée nationale n'avait que ce plat de con comme gueuleton. Nos députés désoeuvrés n'avaient rien de plus élémentaire à faire que modifier la Loi des produits alimentaires.

Et tant qu'à y être, on y a mis notre savoir faire. Pour être réglementaire, notre margarine ne doit plus plaire. Elle ne peut - Quel sacrilège!- prendre la couleur du beurre. Nos représentants au Parlement ont statué, sans rigoler, que cette pâle imitation du beurre ne doit pas être, sous peine de pénalité, « d'une couleur de plus d'un degré et six dixièmes de jaune ou de jaune et de rouge combinés; ni de moins de dix degrés et cinq dixièmes de jaune ou de jaune et de rouge combinés ». C'est le mot pour mot de ce que dicte la réglementation de notre députation.

Mieux encore, pour s'assurer que la couleur de la margarine ne ressemble pas à celle de la farine, le gouvernement impose une échelle de mesure mais pas n'importe laquelle. Il faut prendre le colorimètre de la firme Lovibon pour vérifier si ce tas de graisse a bien le bon ton...

Le débat d'antan sur la couleur du beurre et de la margarine cachait bien quelques surprimes. Rien de moins qu'une escalade devant les tribunaux. Et, ne reculant devant rien, on eut même recours à la Cour Suprême pour trancher ce débat extrême!

Si les investissements immobiliers de l'UQAM avaient été aussi surveillés que la couleur de la margarine, ce modèle universitaire et son bilan financier seraient-ils moins sur la déprime? Et pourquoi ne pas imposer l'équivalent d'un colorimètre Lovibon pour aider le projet du CHUM de se sortir de la stagnation en l'aidant à grimper quelques échelons d'une échelle de réalisation?

À trop avoir de beurre sur sa tartine, on débat de la couleur de la margarine. Ne faudrait-il pas plutôt réglementer l'UPA avant que la Cour Suprême ne mette les Québécois aux pas...

samedi 5 juillet 2008

moi et toi puissance trois


Mon Big Bang à moi
c'est toi
c'est juste toi.

Quand tu es là
j'ai la galaxie comme toit
de nos ébats.

Lorsque tu n'y es pas
j' suis tout aux abois
l'air putois.

Un Big Bang sans toi
Un Big Bang just'moi
C'est quoi?

C'est comme une nuit
sans un astre qui luit
Sans vie.

Mais juste toi et moi
deux puissance trois
je suis roi.

Un Big Bang en toi
dans un cheval de Troie
C'est l'émoi.

Mon Big Bang de toi
est ma muse, ma voie
J'suis sa proie.

Un vrai trou noir
qui aspire le soir
pour te voir.

vendredi 4 juillet 2008

Jour et nuit

Constatant qu'il y a des jours
qui ressemblent drôlement
à des nuits,
il se dit que marchant autour
il pouvait tomber sottement
dans un puits.
Ne sachant où est le pourtour
il s'enfuit tout pénardement
sans bruit.

mardi 1 juillet 2008

Réminescence

Il y a des souvenirs qui ne remontent à la surface qu'avec l'aide... d'un souvenir soufflé par quelqu'un, d'une parole échangée avec quelqu'une ou encore d'un flash provoqué par quelque chose. Ou que sais-je encore.
Ce qui importe c'est que ce souvenir ravive des souvenirs... Un petit livre, disons plutôt une plaquette: 61 pages et deux couverts. Publié en 1971 par Les éditions du Richelieu Ltée, il s'agit évidemment d'un livret de poèmes sans prétention. Des textes écrits par les élèves d'un prof de français: Fernand Houde.
J'en reproduis un. Un des deux que j'ai commis, il y a tant et tant d'ans. Alors soyez indulgents et pas trop méchants. D'autant plus qu'il s'agit, à l'oeil d'aujourd'hui et sans doute à celui du temps, d'un poème qui détonne parmi tous les autres; mais j'en reconnais la paternité. Faut assumer.

Un buisson planté dans le ciment
Comme une vie que l'on met au fourneau
Oyez! Oyez! Je suis certain qu'il ment
Il n'est qu'un jongleur, un vieil étourneau.

De son arbre, il pousse des empires
Il pensait améliorer notre sort
Mais je vois que cela devient pire
C'est qu'il nous mène droit à la mort.

Une forêt cramoisie, abri d'aliénés
Caché derrière un feuillage trompeur
Une foule de petits péchés
Qui ne sont là que pour faire peur.

Le début de cet univers fut une toute petite graine
Lancée méchamment par le jongleur sur un mur
Qu'est ce qu'il y a de plus terrible qu'une âme en peine
Quand elle sait qu'on la considère comme impure ?