Tu as saigné tous mes mots
Tu les as broyés jusqu'aux os
Je me sens comme un mégot
Que l'on jette dans un dalot.
Tu m'as interdit le démonstratif
Privé de l'imparfait du subjonctif
J'ai en le verbe pour le moins émotif
À ne conjuguer qu'en mode gérondif.
Même si ce n'était impératif
Tu m'as émasculé l'adjectif
En dépouillant mes superlatifs
Mes mots sont devenus chétifs.
Tu as cassé les reins aux prénoms
Massacré au vif mon armée de noms
Tout juste permis le Oui et le Non
En me vidant du moindre pronom.
Mes mots étaient bout-en-train
Avant que tu leur casses les reins
Tu trouvais qu'ils faisaient du train
en se tenant la main dans un quatrain.
Que me restera-t-il de substantif
Pour m'éviter de n'être que relatif
Mon vocabulaire restera à ta merci
Si tant est qu'il retrouve sa graphie.
Alors, je hurle et je crie à l'infini
Je dis que tu ne m'as pas tout pris
Je garde cette petite partie de moi
qui est plus grande que tout toi.
Tu les as broyés jusqu'aux os
Je me sens comme un mégot
Que l'on jette dans un dalot.
Tu m'as interdit le démonstratif
Privé de l'imparfait du subjonctif
J'ai en le verbe pour le moins émotif
À ne conjuguer qu'en mode gérondif.
Même si ce n'était impératif
Tu m'as émasculé l'adjectif
En dépouillant mes superlatifs
Mes mots sont devenus chétifs.
Tu as cassé les reins aux prénoms
Massacré au vif mon armée de noms
Tout juste permis le Oui et le Non
En me vidant du moindre pronom.
Mes mots étaient bout-en-train
Avant que tu leur casses les reins
Tu trouvais qu'ils faisaient du train
en se tenant la main dans un quatrain.
Que me restera-t-il de substantif
Pour m'éviter de n'être que relatif
Mon vocabulaire restera à ta merci
Si tant est qu'il retrouve sa graphie.
Alors, je hurle et je crie à l'infini
Je dis que tu ne m'as pas tout pris
Je garde cette petite partie de moi
qui est plus grande que tout toi.

