jeudi 23 février 2012

Sarto millette 1922-2012













Mon père est un arbre
Il sera toujours un arbre.
C’est un bel orme
Un orme énorme.

Un orme tout fait de bois franc
Un orme tout noir ou tout blanc.

Un orme qui s’enracine
qui trime, et qui s’échine.
Cent fois sur le métier
Sans jamais, jamais rechigner.

Même épouse, même pelouse,
même raison, même maison,
même voiture, même droiture,
même passion, même détermination.

Mon père est une maison
Qui a ses quatre saisons;
La maison où nous avons grandi
Lui, et nous aussi.

Il nous donne un toit, des murs, un solage
Il nous donne toute une leçon de courage!

Ses enfants; bien présents,
Les tout petits comme les très grands
Évidemment tes enfants
ils sont tous grands...

Mon père est un arbre
Il sera toujours un arbre.

Même club de hockey
Qu’il a aimé et fustigé;
Même parti politique
S.v.p. pas de critique.

Jamais gauche, toujours droitier
Et même fidélité en amitié.

Mon père est un arbre
Il sera toujours un arbre.
Il en est le tronc; un tronc
Qui ne plie pas comme les joncs.

Mon père est un arbre
Qui donne des branches
Pas moins de cinq enfants,
Avec ma très chère maman.

Et un tas d’autres petits-petits enfants
qu’il ne croyait même pas voir pourtant
Car, pour lui, l’espoir
était noir, noir, noir.

Mon père est un orme tellement
Tellement on l’aime énormément.
Il laisse un vide qui n’a pas de fond
Un vide sans fonds ni plafond.

Un vide qui ne se remplira pas
Car en nous, à jamais, il sera.

Mon père est un homme-orme
Mon père est un homme hors-norme.
Un homme sans diplomatie
Et sans revenez-y. Et puis!

Mon père est un ami.
Il en avait plein, lui aussi.
Et vous tous, ici
Venus lui dire merci!

Mon père est un orme
De quatre-vingt-neuf bornes.
Avec plein de feuilles qui l’ornent
Mon père est vraiment, vraiment énorme.

Mon père a vécu un an de trop
Il méritait de partir plus tôt.
Il a souffert, surtout en-dedans
Là où il était tendre, si tendrement.

Mon père est un arbre¸
Il sera toujours un arbre
Car il pousse encore
Même s’il n’est pas mort.

Même si ,si, si… à tort
Pour l’éternité, il dort.

Bonne nuit, papa
Nous sommes tous là
Avec toi
Où que tu seras.

samedi 8 janvier 2011

Tout au fond

Dis-moi, jolie fleur, dis-moi
ce que tu fleuriras
si au tréfonds de toi
je trouve une part de moi?

Et si cette part là
aussi petite qu'elle soit
est, à chaque fois,
faite de plus que de parfois?

Me laisseras-tu, quoi,
m'enraciner près de toi
pour qu'au fond de moi
il ne reste plus que toi?

Infusion


S'injecte du Verlaine

tout plein les veines.

dimanche 12 décembre 2010

Héritage


« Il a vécu sans rien posséder.
Il est mort sans rien laisser. »

Yasmina Khadra

vendredi 3 décembre 2010

Un mardi

En ce mardi, cette fois
De parfois en quelquefois
Il y aura eu Mégane et toi
Pour calmer tous les émois

jeudi 2 décembre 2010

Mister Pater

À toi, ma Catherine, jolie trentenaire
Qui enfante des fils dont je suis fier
Tu es bien là, là où ne s’y attendait pas
Même avec ceux dont tu tiens le bras

À ma Catherine, très peu téméraire
Et plus littéraire, qu’aventurière
Mais qui n’hésitera à envoyer paître
Ceux et celles qui ne font que braire

À ma tendre Catherine, fille de sa mère
Qui est douce. Qui n’est jamais amère
Ce qui ne l’empêche pas d’être responsable
Et un brin – juste un brin - déraisonnable

À mon éloquente Catherine, fille de son père
Qui se dresse et manifeste tout un caractère
Vive, alerte et capable de clouer le bec
Aux ronds-de-cuir et à tous les blancs-becs

À ma grande Catherine, maintenant trentenaire
Avec ce beau grand sourire qui ne peut que plaire
Rien ne peut lui résister sur cette galère de Terre
Et, si elle y tient, il est sien ce nouveau millénaire

mardi 30 novembre 2010

Croyances

« Croire ou ne pas croire
est un acte de lâcheté.
On sait ou on ne sait pas,
un point c'est tout. »
Carlos Ruiz Zafón